vendredi 25 mars 2011

Et... action!

Par la fenêtre. La petite ville de Meaux s’anime devant l’hôtel de ville et son cloché. Le soleil, par la fenêtre, amène le printemps. Je prends enfin le temps de me poser et d’écrire toutes ces choses qui font de ce voyage un vrai long métrage. Pas un drame, ni une comédie, juste un film.
Retour en arrière… Rewind.
Prise 1
Paris. Palais du Luxembourg. Il fait encore un peu gris et froid, mais ce temps de février ne m’empêche pas d’explorer. Autour de moi, des rangées de grands arbres qui mènent à un immense bâtiment : le palais du Luxembourg, où siège le Sénat. L’endroit est simplement magnifique. Je passe devant le palais, le lieu est hautement sécurisé. Devant l’entrée, un policier arrête les voitures dans la rue pour laisser passer une voiture sortant dudit palais. Probablement un sénateur, bref quelqu’un d’important, qui en biais dans les deux voies s’allume tranquillement une cigarette bloquant ainsi la circulation. C’est beau le pouvoir!
Prise 2
Paris. Le Marais. Ayant magasinée avec les yeux (hé oui!) toute la matinée dans le quartier branché de Paris, j’ai une faim de loup et décide de m’arrêter dans un mignon petit café. L’endroit m’a l’air parfait pour une pause. Je pousse la porte, m’assit à une table près d’une grande vitre donnant sur la rue et observe. Il y a quoi, une dizaine de client dans le petit restaurant et le propriétaire semble dans le pire « rush » de sa vie. Ordres après ordres pour ses serveurs et ses cuisiniers, il n’a même pas le temps de nous gratifier d’un sourire, nous ses clients, qui faisons vivre son restaurant et parallèlement lui-même. La vie parisienne est ma fois vraiment très stressante… mais moi je mange tranquillement en me régalant de ce spectacle.
Prise 3
Madrid. Espagne. Les jours sont comptés, pas de temps à perdre. Je dresse une liste de tout ce que je dois faire et quelle chance, c’est Carnaval à Madrid. Première expérience de Carnaval au Colegio Siglo XXI. L’ambiance est déjà à la fête lorsque j’entre dans l’école, les enfants sont tous costumés et préparent leurs « chirigotas » pour l’après-midi. Insertion d'une parenthèse éducative ici : « La chirigota es una agrupación músico coral de carácter carnavalesco que canta principalmente por las calles ofreciendo coplas humorísticas al pueblo. ». Ma traduction en français : Les chirigotas sont en fait des groupes de personnes qui chantent, principalement dans les rues, des chansons aux couplets humoristiques pour le peuple. Deux jours plus tard, j’ai la chance d’être à l'extérieur parmi la foule dans le quartier Sol et d’entendre las chirigotas des adultes, aux paroles un peu plus « audacieuses ».  
Prise 4
St Pée sur Nivelle. Pays Basque. Il y a des lunes que je n’ai pas eu accès à la télévision. Le bulletin de nouvelles parle des désastres survenus au Japon. C’est la première fois que je vois en images les immenses vagues du Tsunami s’abattrent sur les côtes japonaises et les dégâts des tremblements de terre sur la centrale nucléaire de Fukushima. Quand on lit ces mots c’est terrible, mais en image c’est encore pire. Ça coupe la voix et provoque inévitablement la réflexion. Et sur la chaîne française ce soir, on analyse l’impact économique de ce désastre sur la France dans une formule peu compatissante avec des petits graphiques. Économie ne rime guère avec humanisme, quelle désolation et surtout, quelle honte pour la communauté internationale, qui se reflète dans cette description cartésienne teintée d’intérêts mercantiles. Je prends ainsi un moment pour exprimer mes plus sincères condoléances aux victimes ainsi qu'aux familles et espère que la communauté internationnale réagira rapidement pour éviter une autre catastrophe nucléaire.

mercredi 2 mars 2011

Stand by me

Lumière tamisée, dans une petite chambre aux murs remplis d’histoires. Grattement de guitare, des sourires « accentués », des yeux pétillants aux visions différentes et quelques amis provenant d’un peu partout. Dehors, une jolie chanson. Accordée à chaque note, la pluie tombe doucement. On ne peut que distinguer la mélodie des esprits qui chantent en cœur, peu importe la langue, la culture, la religion et le passé. La musique réunit, et dans ce temps d’éloignement, elle fait le plus grand bien. On se comprend dans nos dandinements, on se comprend dans nos balans, dans notre besoin de partager pour être plus solide, entouré.
Dans un environnement jusqu’alors inconnu et avec pour compagnon que soi-même, la chaleur de cette nuit musicale réconforte. Elle est similaire à la berceuse du parent pour s’endormir : un apaisement sincère. Tout dans cette pièce est harmonie. Sans même se connaître beaucoup, on offre tout ce que l’on est en ne demandant rien en retour. Pas de questions à poser, ni de réponses à recevoir, seulement de l’ouverture et de la confiance. Ce soir, nos voix ne font qu’un. Ce soir, nos appréhensions s’envolent avec les paroles. Ce soir, « we all stand by each other ».