samedi 15 octobre 2011

Come d'autunno - Présent d'un complice

''Come d'autunno'' par Matteo Battaglia
Rompere i ritmi frenetici e assordanti della città, per immergersi nella quiete e nella pace della natura, magari di una lontana campagna o di un grande parco. L'autunno è arrivato, e si è magicamente posato sui rami degli alberi in festa; foglie color rosso porpora, giallo paglierino, oro, arancio e ancora marrone,li adornano come a formare una cornice dal tono fiabesco. Il ''crank crank'' di alcune foglie ormai secche sotto i piedi di un corridore abitudinario, mentre ogni tanto un tonfo richiama l'attenzione di un piccolo scoiattolo dal pelo marrone, che veloce veloce si affretta a raccogliere il suo prezioso bottino. Un pò più in la, dalla pasticceria in fondo alla strada, il dolce profumo di una torta di mele ancora calda, danza qua e la sotto i nasi di tutti i passanti, rievocando vecchi ricordi fanciulleschi. E' l'autunno, è poesia. Quella stagione che ha un non so che di romantico e di malinconico allo stesso tempo, la stagione adatta per un buon libro, magari un classico dalla copertina consumata, accompagnato da un thè alla vaniglia e qualche biscotto in una piccola caffetteria british, dove guardando fuori dalle sue grandi finestre, ci s'innamora perdutamente ogni dì.

dimanche 9 octobre 2011

Mary Poppins

Reflet à la vitre. Je ne reconnais pas mon image. Avec ces petites cheminées cylindriques sur les toits de ciment, je m’imagine Mary Poppins. Sauf que je n’ai aucun goût particulier pour les ramoneurs. En fait, je n’en connais aucun et de toute façon, je n’ai jamais aimé me salir. Enfant j’évitais trous de boue, gouache avec les doigts et tout le tralala. Ne vous inquiétez pas, je vous assure que l’on peut entièrement profiter de son enfance et ce, même avec une propreté exemplaire. Et pour ainsi dire, je ne pratique pas non plus le « saut en parapluie ». Trop risquée. Trop Disney. Je préfère largement les escaliers, par opposition aux ascenseurs.
Soirée « x » à Paris, prenant ledit engin motorisé en sortant du métro pour rejoindre la surface, car il a de ces stations où la volonté de prendre l’ascenseur domine incontestablement l’envie de faire de l’exercice. Et par là j’entends : « entraînement olympique ». Double triomphe si on tente l’expérience avec des talons hauts! Ceci dit;  les portes s’ouvrent, j’entre, patiente, jusqu’à être entassée sur les autres nombreux grands sportifs. 3, 2, 1, les portes se referment, tétanisés dans cette boîte métallique qui convient parfaitement aux sardines que nous sommes devenus. Et dans ce grincement horrible que certains font avec les dents dans leur sommeil sans se douter que cela leur coûtera une somme exorbitante chez le dentiste plus tard, la cabine s’élève de quelques centimètres. Et soudain, plus rien. Un film de Charlie Chaplin. Dans mes souvenirs, ses films étaient drôlement rigolos. J’ai toujours eu bonne mémoire… Comme quoi il ne faut jamais être sûr de rien. Et pendant ces longues secondes, je m’imagine coincée là. Sans fenêtre, sans air, seulement une cage d’argent. Je regarde chaque visage. Je les dévisage, un à un. Ils doivent se demander pourquoi je les regarde comme un chiot interrogateur qui ne comprend pas pourquoi on le gronde. Perdue dans mes fantasques pensées, je me questionne sur l’éventuelle réaction de chacun si un tel incident arrivait. Par exemple, cette dame à la robe fleurie, elle serait du genre à être prise d’une crise d’angoisse aigue. Ce grand maigre, se sentant tout ce qu’il n’était pas au secondaire, pris d’un gain d’héroïsme. Et peut être même cette Boucle d’or, elle, elle embrasserait assurément le type d’à côté, dans l’espoir du parfait conte de fée. Et moi je, bah, je n’en ai aucune idée. Je manque d’imagination pour mon propre rôle. Et oui, les autres sont souvent plus captivants que nous-même. Stoïque, hystérique peut-être, dramatique, ou tout autre adjectif qui finit en « ique »? Une chose est certaine, si j’étais Mary Poppins je me serais mise à chanter et j’aurais filé parapluie à la main.
Et si j’étais vraiment Mary Poppins, je ne serais pas dans cet ascenseur délabré, mais bien sur un toit à contempler les lumières de Paris.