mercredi 9 novembre 2011

Walking like a one man army

Une fameuse place. Un escalier menant au ciel. Marcher doucement avec les anges. L’odeur d’automne ramenant à la maison. Sur le chemin, de vieilles connaissances. Celles qui surprennent et aussi celles qui prennent la tête. Les amours perdus. Les inachevés. Ça joue à cache-cache. Des petits yeux malins qui épient. Un rire d’enfant familier. Un trait qui ne cesse de s’élever sur la penture. Le temps compte derrière le grand arbre. Les histoires s’empilent. Poussiéreux, les écrits demeurent. Au cœur d’un parc éternel. Une balade mélodieuse. Les pas pesants d’aventures. Fighting with the shadows in your head. Toujours là. Tu avais presque oublié.

Malgré le vent qui souffle. Malgré l’orage qui efface. Malgré la neige qui enfouit. Certains se sont enracinés. Au creux de l’oreille. Ces petites frayeurs murmurent. Ces petits frissons même sous le soleil de plomb. Ces histoires de feu de camp qui donnent la frousse. Cette scène de théâtre que l’on répète sans cesse. Ce texte mémorisé par cœur. S’ils pouvaient vraiment devenir mots. Better put them in quotations. La délivrance d’une main tremblante. Jusqu’au vide absolu. Sur papier d’origami. Destination, les astres.

Les bras en avion. Prêt pour une nouvelle escapade. Défait de la pesanteur. Prendre son envole. Une piste colorée à perte de vue. Courir à toutes jambes, sans limite. Crier sans pudeur. Rire sans raison. Prendre la chance même si l’on n’est pas joueur. Dire spontanément car les moments sont impatients. You better know that in the end is better to say too much than never to say. Une nervosité de grands événements. Tout en blanc. Un témoin du bonheur qui nous tend la main.

Dis, à quel âge on devient vieux?!

Selon le dictionnaire le terme « vieux » désigne quelque chose d’un certain âge, ancien, qui existe depuis longtemps.
Enfant, spontané, les yeux grands et éblouis. On regardait le monde d’en dessous. On pleurait à chaud de larmes pour un rien. Tout nous amusait. Les grands frères et les grandes sœurs nous paraissaient si matures. Les animateurs au camp de vacances étaient de vrais hommes avec leurs quelques poils sur le menton. On pleurait à chaud de larmes quand quelque chose n’allait pas comme on le voulait… Mais, on voulait regarder tard la télévision et monter seul à vélo parce qu’on était assez vieux.
Adolescent, à la mode et avide de popularité. On se projetait dans les téléséries comme Beverly Hills où tous les « jeunes » avaient dans la trentaine. On tentait tous les interdits et on n’avait jamais peur des conséquences. Les parents nous paraissaient des rabougris dépassés avec leurs règles et leur couvre-feu… Mais, on sortait danser à la « disco » parce qu’on était plus des gamins et qu’on était assez vieux.
Jeune-adulte, en quête d’accomplissement et avec de tout nouveau projet. On reconnaissait que les enfantillages c’était du passé même si on en faisait toujours autant. La vie se révélait sous une nouvelle perspective, on avait toute la vie devant nous pour nous réaliser. Notre caillou de patron nous semblait peu innovateur, pas assez avant-gardiste pour les « machines » que nous étions… Mais, on sur utilisait l’expression « dans le bon vieux temps » et on écoutait nostalgiquement la musique des années ‘80 parce qu’on était vieux.
Adulte, prospère, le regard confiant et invincible. On était bien dans sa peau, autonome et libre de toute excentricité. On avait tellement d’énergie pour faire tous les petits travaux manuels dans notre nouvelle maison. On jouait à la marelle et aux dinosaures, et on y prenait autant de plaisir que les enfants… Mais, on se couchait tout de suite après le « téléjournal » de 22 h  et on utilisait des crèmes antirides parce qu’on était vieux.
Au fond l’important ce n’est pas le nombre de chandelles sur le gâteau… Mais, c’est surtout d’être jeune de cœur et sage d’esprit.