dimanche 30 janvier 2011

Parlons bouffe.

Samedi, jour des courses.
Quand on pense à la France, on s’imagine ses mignons petits marchés extérieurs bondés de fruits colorés et de légumes frais. Où les odeurs se mélangent et donnent appétit. Mais quand on a besoin de faire le plein pour le mois, on va chez Carrefour! Oubliez les « superettes » (petites épiceries de quartier), rien à voir. Ce magasin, ce n’est pas seulement une épicerie c’est un tout en un, ou en bon français, c’est du « délire »! Il y a tout, vraiment tout ce que vous voulez : des ours en peluche aux surgelés. Pour ma part,  j’adore vraiment magasiner mes sous-vêtements (en toute intimité) en même temps que mes légumes, pas vous?!?
Mais le mieux, ce qui détrône sans contredit tout ce que j’ai pu voir dans les rayons, c’est la douchette (dit scannette – petite manette qui scanne les produits). Le principe : scanner ce que l’on veut acheter, mettre les produits tout de suite dans nos sacs et payer à la machine à la sortie. Le consommateur est à la fois client, caissier et emballeur! J’avais les yeux ronds d’envie. Vite donnez-moi l’engin! Armée de ma scannette, j’ai arpenté les allées avec ma fidèle acolyte, me prêtant à un de mes jeux d’enfance favoris. Au diable la dépense, je scanne! Et Bip bip bip…

En soirée, l’atelier des Chefs.
Destination rue St-Lazare pour un cours de cuisine asiatique (www.atelierdeschefs.fr). La classe!
Pour y arriver, il faut enfiler un tablier en plastique transparent, qui me va d’ailleurs à ravir (vous ne l’auriez pas en bleu par hasard ça me va mieux au teint?!), je me lave les mains et hop, aux fourneaux! Première étape, apprêter les fruits de mer et les poissons. Et c’est là que je me revois sur les bancs d’écoles dans mon cours de biologie, scalpel à la main, dégoutée. Il y a des choses qui changent quand on vieillit, mais malencontreusement pas mon goût pour la dissection. Les yeux des langoustines me regardent, biens ronds et vitreux, alors que je m’apprête à leur arracher la tête. Crunch. Pas la barre de chocolat. Surtout penser à autre chose. Ça y est. C’est terminé. Je peux enfin respirer et surtout regarder. Supplice fini, mais non. Il faut encore leur faire une légère incision pour enlever le tube digestif. Miam, miam. Moi qui avais faim. Heureusement, j’ai encore en tête les blagues de premier niveau de mon père lorsque je préparais avec lui les « scampis » pour le jour de l’an! Les mains pleines de chiasse, je souris bêtement.
Puis, opération chapelure. Au tour de Virginie de « chaplurer » ses gambas. Elle y va d’un geste assuré et fait des mouvements de vagues avec le plat et là… du même coup « chaplure » la plaque du four en plus des gambas. Fou rire interminable! Dit donc, on a vraiment la main toutes les deux. Deux femmes à marier, je vous le dis! Au moins, j’ai fait fureur avec ma technique de coupe des sushis! Sans parler des sushis, qui étaient ma fois divins!
Merci au Chef, David et à Seb qui m’a laissé sa place pour le cours!


mercredi 26 janvier 2011

Cours 101 – Comment s’improviser critique d’art.

Il vous faut d’abord un lieu inspirant, qui pourra vous transporter dans un tout autre univers où, émergé par tant de beautés, vous ne pourrez que vous improviser connaisseur.
J’ai choisi… le Musée d’Orsay.  
Une ancienne gare remaniée en musée où y habitent encore l’âme des anciens voyageurs, mais aussi celles d’artistes qui vivent désormais de leur art. Un peu ironique je dois dire! L’architecture du musée est elle-même une véritable splendeur avec sa gigantesque horloge dorée à l’une des extrémités de la grande voute en demi-lune.  À l’intérieur, on y retrouve une impressionnante collection nationaliste française de peintures, de sculptures et d’objets d’art produits entre 1840 et 1914.
Entre les Renoir, les Monet, les Van Gogh, les maquettes de l’Opéra de Paris, les boiseries, la Salle des fêtes à l’étage, toutes ces sculptures et après des heures et des heures à me dire, à me répéter : « C’est beau! C’est beau! (voir ici tous les synonymes inimaginables)», je commence à avoir l’œil aiguisé.
Coups de cœur / Historique et critique :

La partie de croquetPierre Bonnard
Peintre postimpressionniste, dessinateur et illustrateur français (1867-1947). Il faisait partie du groupe des « Nabis », qui désiraient exprimer une idée plutôt que de représenter le réel. Ce mouvement a pour caractéristiques l’exaltation de la couleur, la simplification de la forme et la suppression du relief. L’artiste était également marqué par la vogue du japonisme, une tendance qui décrit une conception différente de la perspective et de l’espace. Le tableau est sans doute inspiré par les estampes japonaises dont le peintre était très amateur. J’aime beaucoup l’audace des textures et la superposition des différents éléments du tableau.

-     Les Iles d’OrHenri-Edmond Cross
Artiste peintre français pointilliste (1856-1910). J’adore sa technique et l’esthétisme très structuré de son tableau. Chacun des petits pointillés qui forment, une fois rassemblés, une toile à la fois colorée et romantique.



Les danseuses bleuesEdgar Degas
Peintre, graveur, sculpteur et photographe français (1834-1917). Ces œuvres s’inscrivent dans le grand mouvement impressionniste qui s’est créé en réaction à la peinture académique de l’époque. Plusieurs artistes s’étaient alors regroupés en société anonyme afin de montrer leurs œuvres au public. Degas rejoignit le groupe au nom de la liberté de peindre. Le sujet du tableau m’a tout de suite interpellé en plus des couleurs qui font rêvées. La grossièreté des traits donne une éminente finesse à ses petites ballerines au teint de porcelaine.

-     La femme au chapeau noir, dit La Viennoise Edouard Manet
Peintre français majeur de la fin du XIXe siècle (1832-1883). À ma grande surprise, c’est un pastel. L’illusion est parfaite, chapeau à l’artiste (et c’est le cas de le dire.)! Ce que j’aime particulièrement dans ce tableau c’est l’admirable synergie entre la lumière (émanant de la tenue de la dame et de sa peau) et l’obscurité (provenant du chapeau et de ses cheveux).  




Et c’est comme ça qu’on devient au service de l’art. Bon, on repassera pour la critique…

lundi 24 janvier 2011

Ce matin, tu n'as qu'un plan, n'avoir pas de plan.

Vous êtes vous déjà réveillé avec des idées de grandeur? En fait, c'est probablement déjà arrivé à tous ces grands explorateurs. Alors, tu te lèves d’un bond dans une journée que tu croyais planifiée, mais tu as un tout autre plan en tête. Celui de ne pas avoir de plan. Tu enfourches des pantalons et un chandail. Tu te mets une écharpe au cou style « étudiant de théâtre » (car « ce n'est pas qu'il fasse froid », mais ça te donne un air de bohème) et tu te mets en marche. Tu suis tes pieds qui te mèneront là où ils le voudront. Qui te mèneront bientôt sur les pavés sinueux de Montmartre. Dans ses montées et ses descentes, au cœur même du quartier des artistes. Et tu erres dans les rues l’âme créatrice. Sans carte, ni montre, ni parapluie. Tes pas te conduisent au Café des 2 moulins, heureux hasard! Tu deviens alors Amélie Poulain lorsque tu t’assois sur la banquette et demandes un chocolat chaud. Tu t’émerveilles de tout comme un enfant, de l’ambiance rosée, aux dalles en céramiques, en passant par les petits néons au plafond qui diffusent une lumière d’orange. Tu restes là, figé, de longues minutent à peindre ce tableau pour ne jamais l’oublier.
Tes pieds s’animent de nouveau et te conduisent cette fois à la Basilique du Sacré-Cœur. Tu vois Paris d’au dessus. À l’intérieur, il y a que le silence. La première chose qui te vient à l’esprit c’est de fermer ton cellulaire (que tu ne possèdes d’ailleurs plus). Comme quoi on devient accro à ces petits machins!
Tu t’assois tranquillement sur un banc de bois en face de l’autel. Tu fermes les yeux et contemples le temps qui s’arrête. Et c’est là que tu te surprends à réciter une petite prière pour la première fois de ta vie.  Tu es émue. Tu te sens choyée et chanceuse d’être là à ce moment précis. Tu penses à tous ces gens qui ont contribués à ce que tu es devenue et tu souris. Tu les remercies mille fois, malgré qu’ils soient loin, ils sont tout près à la fois. Tu es calme, sereine et enfin, reine de ton esprit. Tu fais le vide et tu réussis à lâcher prise.
C'est ce que j'ai fait aujourd'hui. Une journée d'exploration.  Une journée de laisser-aller. Je suis même devenue un « tu » parce qu’en me laissant guidé, on s‘ouvre à ce et à ceux qui nous entoure et aussi, à nous-mêmes.

samedi 22 janvier 2011

Escapade parsienne

Mise en situation
3ème jour en France, une visite à Paris avec mon amie française Virginie, qui prend d'ailleurs bien soin de moi! Merci! :) On la salue! (Nanc et My, celle là est pour vous!)

Objectifs parisiens :
1. Traverser une intersection sur la lumière de piéton rouge.
Réalisé avec peu de mérite, suivre les Parisiens c'est ce qu'il a de mieux!

2. Râler après une voiture dangeureuse.
J'ai dit : "Ho là!" ça compte?

3. Essayer ledit manteau que tout le monde porte (glonflable, horrible et qui n'avantage personne, mais tellement tendance - cousin du sac poubelle - merci Virginie!).
Fait! Photo à l'appui dans les Galeries Lafayette! Même que Virginie a essayé le "casse de poil agencé" du même matériel. Très chic.



4. Manger des macarons.
"Ça m'énerve les gens qui font la queue chez Laduré... tout ça pour des macarons", j'ai donc mangé des macarons de Pierre Hermé, il paraît qu'ils sont meilleurs! 

5. Manger des marrons.
"Slache" chatâigne pour ceux et celles qui sont comme moi et qui font pas encore le lien entre les deux. :S
Relevé avec brio. Une bonne soupe réconfortante aux marrons quand Paris tourne au gris.

Philosophies du moment (écrit sur une serviette de table, j'avais oublié mon livre à la maison) :*Attention, ces quelques lignes peuvent contenir des passages peu flatteurs. Parisiens, je vous permets de rire de mon accent quand on se recroisera.

Ce matin, la ville lumière est magnifique et les nuages se dégagent. Ici, tout est beau, tout est art, tout est histoire. Un tableau bien inspirant alors que je suis dans ce petit café, cappucino et pain au chocolat à la main. Je regarde les gens qui passent. Ces gens pressés un samedi matin... où vont-ils tous? Radieux, la tête haute. Et malgré l'air fringant et fier, le Parisien typique se décrote quand même le nez au volant de sa Peugeot. Gros plan devant la vitre où je prenais plaisir à scruter la ville animée. Comme quoi... ça donne encore plus de charme à Paris. Ça la rend plus accessible, plus chaleureuse j'imagine.

Vraiment les gens me surprendront toujours (et je m'inclus aussi). Dans ce même café, une dame à l'allure décontractée arrive juste à côté de moi et regarde d'un air ahurie la table à ma droite. Très outrée, à en voir son air quasi dégoûté, parce que le précédant occupant a laissé son plateau sur la table. Elle tasse le plateau, s'assoit et mange d'une rapidité exceptionnelle (voir ici : référence à un taxi emprunté la nuit du jour de l'an alors que le chauffeur veut se faire le maximum d'argent). Une fois fini, s'essuit la bouche et s'en va, laissant son pauvre plateau sur la table. Et bien, on aurait encore droit à un air choqué. Ça fera plaisir à une autre personne, qui comme moi, commentera la scène.

Quelques choses à déclarer? Quelques technicalités.
  • Surtout ne pas oublier, ni jeter son billet avant de sortir de la station de RER (train) sinon vous êtes contraint d'errer à l'intérieur pour toujours. Il faut valider le ticket à l'entrée ET à la sortie. Merci à la dame qui a bien voulu me laisser la suivre de très près dans le "tourniquet".
  • Découverte d'une terrasse en haut des Galeries Lafayette. Vue sur Paris brumeux. Top!
  • Presque écrasée par la voiture du Président de la république, Monsieur Sarkozy.
  • Un petit oiseau qui fait la file avec les gens pour une gaufre. (Mignon. Et oui, j'ai dit qu'un oiseau était mignon! C'est peut être le vin français qui me monte à la tête.)
  • Dans un métro bondé vers la fin de la journée, personne ne se déplace pour laisser sortir les gens. Principe physique pas trop compris de tout le monde.
  • Rue de Rivoli (j'ai encore demandé le vrai nom avant de l'écrire, je pense toujours à Ravioli, je m'en viens comme toi maman haha) - belle rue qui conduit à l'Hôtel de ville.
  • Thumbs up à la petite patinoire artificielle devant l'Hôtel de ville. I feel like home!

Expression du jour : se prendre la/une bite.
Généralement en voiture, foncer dans un petit pôteau délimitant le trottoir de la rue.

Voilà pour aujourd'hui... À toute! (going on being a French lady!)