Des souvenirs, du passé, un aller dans le froid sur bande défilante de musique hétéroclite. On dirait que je suis atterrie dans un mauvais film d’horreur. Un temps de novembre. Des maisons décrépies, des déchets bordant les rues, un homme au regard croche qui fume une cigarette, une poupée au regard triste, salie. Même les noms de rues sont déviants. Je marche, je sens le froid sur mes joues, descendre le long de mon dos et stopper net à mes genoux. Ça claque. Par froid ou peut être par manque de courage. La seule chose qui m’anime dans cette introspection c’est le soleil. Je perçois encore sa bienveillance, les yeux fermés. Le silence m’entoure. Je suis dans une éprouvette. J’expérimente hâtivement les émotions de l’inconnu pour mieux les apprécier le moment venu. Paradoxale? Probable. Je vis dans la projection, mais aussi dans ma mémoire. Je vis dans l’attente que ces histoires deviennent celles de demain. Pour pouvoir me les appropriées, les transformer, les raconter. Au loin, ma destination, enfin! Tremblante, je hâte le pas, mes genoux sont glacés. Et en traversant les lourdes portent, je sens la chaleur cosmopolite. Des gens, des gens partout, bruyants, trop bruyants. Je prends place et me laisse emporter machinalement. Le regard lourd d’introspection. Je ne vois que la masse et mes appréhensions. À nouveaux dehors, les minutes ont passées sans que je les remarque. Un nouveau quartier, plus rassurant. En fait, davantage familier. Pourquoi ce que l’on connaît nous semble toujours plus rassurant? Je crois que nous, humains, manquons de confiance. Mais, je refais confiance quand je lis ces paroles si inspirantes : « je suis un rêveur, pas un chanceux. N'attendez pas votre chance, réaliser vos rêves c'est tout. ». J’entends alors de nouveau la mélodie qui me donne envie de fredonner et de suivre sa suggestion. Prendre un temps. Un temps pour savourer, un temps pour comprendre et un temps pour repartir.
Café à la main, j’inspire profondément et j’apprécie. Apprécier : La chance, mais aussi le mérite. Profiter de toutes les opportunités parce qu’elles sont un juste retour des choses. S’offrir ses moments au ralentit. Rire au éclat, crier à tue tête, fondre en larmes, danser avec son âme, courir à s’en faire bondir le cœur, aimer à en perdre la raison. Se donner le pouvoir de ressentir chaque gamme, de l’envisager comme un accomplissement. Ces goûts de caféine, je les saisis.
Saisir : chaque occasion de s’analyser, de se remettre en question, de s’enrichir. Briller de curiosité, sans jugement et sans prétention. Dépasser les limites du confort, toucher à l’inédit, à l’interdit. Les nouvelles connaissances nous aident à avancer, à faire le pont, à se réconcilier et à se réécrire. Toujours se redéfinir. Dans un nouveau cadre, sous les mêmes traits, un nouveau portrait. Cette œuvre d’une vie, je l’entreprends.
Entreprendre : Le grand saut. Celui qui fait frémir, mais aussi celui qui nous rend invincible. Des choses que l’on ne croyait pas capable de faire que l’on raille soudainement d’un trait. Se faire confiance, dans l’inconnu autant que dans l’adversité. Se donner les moyens de se réaliser. L’incertitude est un moteur à la création. Et à chaque jour, une nouvelle inspiration tout droit venu du cœur de celui qui réalise un rêve, un grand défi.
Franchement, lorsque j'ai lu: "je suis un rêveur, pas un chanceux." Je me suis demandé qui en était l'auteur, alors j'ai googlé la citation exacte!! Cela m'a fait sourire de voir les 3 résultats possible! Et encore plus sourire quand j'ai lu qui avait été l'inspiration de cet auteur... ;) Continue de les réaliser tes rêves!!
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