lundi 9 mai 2011

Ciel de Paris

Retour à la poésie après un temps d'accalmie..
Se détacherait bien de la terre comme le ciel d’opéra
Planant d’art au dessus des grands monuments
Sans retenue aucune pour la poussée du vent
Serait bien un de ces nuages fuyants
Qui portent et qui transportent
Aucun poids sur les épaules
Que les reflets du soleil pour réchauffer
Que la lueur de la lune pour apaiser
Dans l’œil photographe
On n’entrevoit plus l’avenir
Car le jour est tombé
L’objectif tarde à saisir
La beauté du cliché n’est plus qu’un vague souvenir
Figé, il manque même de mots pour raconter

Tout au bout de l’avenue  
Le drapeau vague à l’horizon
Et le sol de la patrie nous semble désormais bien plus lointain.

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