Il vous faut d’abord un lieu inspirant, qui pourra vous transporter dans un tout autre univers où, émergé par tant de beautés, vous ne pourrez que vous improviser connaisseur.
J’ai choisi… le Musée d’Orsay.
Une ancienne gare remaniée en musée où y habitent encore l’âme des anciens voyageurs, mais aussi celles d’artistes qui vivent désormais de leur art. Un peu ironique je dois dire! L’architecture du musée est elle-même une véritable splendeur avec sa gigantesque horloge dorée à l’une des extrémités de la grande voute en demi-lune. À l’intérieur, on y retrouve une impressionnante collection nationaliste française de peintures, de sculptures et d’objets d’art produits entre 1840 et 1914.
Entre les Renoir, les Monet, les Van Gogh, les maquettes de l’Opéra de Paris, les boiseries, la Salle des fêtes à l’étage, toutes ces sculptures et après des heures et des heures à me dire, à me répéter : « C’est beau! C’est beau! (voir ici tous les synonymes inimaginables)», je commence à avoir l’œil aiguisé.
Coups de cœur / Historique et critique :
La partie de croquet – Pierre Bonnard
La partie de croquet – Pierre Bonnard
Peintre postimpressionniste, dessinateur et illustrateur français (1867-1947). Il faisait partie du groupe des « Nabis », qui désiraient exprimer une idée plutôt que de représenter le réel. Ce mouvement a pour caractéristiques l’exaltation de la couleur, la simplification de la forme et la suppression du relief. L’artiste était également marqué par la vogue du japonisme, une tendance qui décrit une conception différente de la perspective et de l’espace. Le tableau est sans doute inspiré par les estampes japonaises dont le peintre était très amateur. J’aime beaucoup l’audace des textures et la superposition des différents éléments du tableau.
- Les Iles d’Or – Henri-Edmond Cross
Artiste peintre français pointilliste (1856-1910). J’adore sa technique et l’esthétisme très structuré de son tableau. Chacun des petits pointillés qui forment, une fois rassemblés, une toile à la fois colorée et romantique.
Peintre, graveur, sculpteur et photographe français (1834-1917). Ces œuvres s’inscrivent dans le grand mouvement impressionniste qui s’est créé en réaction à la peinture académique de l’époque. Plusieurs artistes s’étaient alors regroupés en société anonyme afin de montrer leurs œuvres au public. Degas rejoignit le groupe au nom de la liberté de peindre. Le sujet du tableau m’a tout de suite interpellé en plus des couleurs qui font rêvées. La grossièreté des traits donne une éminente finesse à ses petites ballerines au teint de porcelaine.
- La femme au chapeau noir, dit La Viennoise – Edouard Manet
Peintre français majeur de la fin du XIXe siècle (1832-1883). À ma grande surprise, c’est un pastel. L’illusion est parfaite, chapeau à l’artiste (et c’est le cas de le dire.)! Ce que j’aime particulièrement dans ce tableau c’est l’admirable synergie entre la lumière (émanant de la tenue de la dame et de sa peau) et l’obscurité (provenant du chapeau et de ses cheveux).
Et c’est comme ça qu’on devient au service de l’art. Bon, on repassera pour la critique…




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