lundi 24 janvier 2011

Ce matin, tu n'as qu'un plan, n'avoir pas de plan.

Vous êtes vous déjà réveillé avec des idées de grandeur? En fait, c'est probablement déjà arrivé à tous ces grands explorateurs. Alors, tu te lèves d’un bond dans une journée que tu croyais planifiée, mais tu as un tout autre plan en tête. Celui de ne pas avoir de plan. Tu enfourches des pantalons et un chandail. Tu te mets une écharpe au cou style « étudiant de théâtre » (car « ce n'est pas qu'il fasse froid », mais ça te donne un air de bohème) et tu te mets en marche. Tu suis tes pieds qui te mèneront là où ils le voudront. Qui te mèneront bientôt sur les pavés sinueux de Montmartre. Dans ses montées et ses descentes, au cœur même du quartier des artistes. Et tu erres dans les rues l’âme créatrice. Sans carte, ni montre, ni parapluie. Tes pas te conduisent au Café des 2 moulins, heureux hasard! Tu deviens alors Amélie Poulain lorsque tu t’assois sur la banquette et demandes un chocolat chaud. Tu t’émerveilles de tout comme un enfant, de l’ambiance rosée, aux dalles en céramiques, en passant par les petits néons au plafond qui diffusent une lumière d’orange. Tu restes là, figé, de longues minutent à peindre ce tableau pour ne jamais l’oublier.
Tes pieds s’animent de nouveau et te conduisent cette fois à la Basilique du Sacré-Cœur. Tu vois Paris d’au dessus. À l’intérieur, il y a que le silence. La première chose qui te vient à l’esprit c’est de fermer ton cellulaire (que tu ne possèdes d’ailleurs plus). Comme quoi on devient accro à ces petits machins!
Tu t’assois tranquillement sur un banc de bois en face de l’autel. Tu fermes les yeux et contemples le temps qui s’arrête. Et c’est là que tu te surprends à réciter une petite prière pour la première fois de ta vie.  Tu es émue. Tu te sens choyée et chanceuse d’être là à ce moment précis. Tu penses à tous ces gens qui ont contribués à ce que tu es devenue et tu souris. Tu les remercies mille fois, malgré qu’ils soient loin, ils sont tout près à la fois. Tu es calme, sereine et enfin, reine de ton esprit. Tu fais le vide et tu réussis à lâcher prise.
C'est ce que j'ai fait aujourd'hui. Une journée d'exploration.  Une journée de laisser-aller. Je suis même devenue un « tu » parce qu’en me laissant guidé, on s‘ouvre à ce et à ceux qui nous entoure et aussi, à nous-mêmes.

1 commentaire:

  1. Tu as trop raison... Tu me rappelles les meilleurs moments de mes aventures. Par contre, j'ai bien essayé de me perdre dans ce petit coin parisien, mais sans jamais trouver le petit Café!!! lol

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