Les meilleures conversations sont celles à 2 heures du matin.
Un temps où même la lune a peine à rester debout, là-haut au dessus de tout.
Un temps où même la lune a peine à rester debout, là-haut au dessus de tout.
C’est le moment où la raison somnole. C’est l’heure où l’on rembobine le court métrage de la journée. C’est le temps où l’esprit oscille entre le rêve et le réalisme, entre la détermination et le pouvoir de réalisation.
Les mots affluents. Dans tous les sens, et ce parfois, sans avoir de sens. Peut-être pour atteindre le quota de phrases à prononcer. Peut-être pour évacuer en syllabes et ainsi, planer, léger, vers le sommeil.
Aucune barrière, pas même celle que sautent les moutons. Un libre-échange. Une commercialisation de mise en forme. Qui parfois n’en avantage qu’un seul. Probablement le plus diplomate des deux.
Quant au plus poète. Celui qui, d’une expression d’ivresse, se jette aveuglément aux bras des révélations. Mais ses mots les plus beaux ne trouvent que l’ombre d’une silhouette déjà évaporée. Un parfum subtil laissé sur l’oreiller.
Ce sont les plus sincères déclarations qui retrouvent à tâtons leur chemin dans cette noirceur tardive. Ce sont les yeux clos que la pensée d’or se manifeste, sans encre ni signatures.
Des fous rires et des larmes gavés d’émotions. De la vie, à ce stade endormi, qui de longue haleine, monte en actes.
Des discutions débridées et décousus que la mémoire, ménagère, tente de raccommoder à la petite aiguille.
Au petit matin nous redevenons des humains.
Capable du bien comme du mauvais.
Capable d’interprétations et de réactions.
Capable d’interprétations et de réactions.
Et on s’endort, un demi-sourire aux lèvres d’avoir pu palper la vraie nature des sentiments, qui oscillent en montagnes russes, une barbe à papa à la main.
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